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À Coeur ouvert

classé confidentiel

le 05/11/2009 à 22h32

Joli coup droit

Que faire?
Tu n’es pas là.

J’ai du travail
Je dors
J’écris
Je vis
En musique

Mais que faire?
Tu n’es pas là.

On me dit de fuir
Je sais qu’il faudrait
Mais je ne veux pas

Alors, que faire?

T’attendre?
Pas question!
T’oublier?
Je ne veux pas…

Si je le voulais, il me faudrait à peine deux jours.

Mais voilà, je ne veux pas.

Alors, que faire?
Je ne te dois rien,
À part du bonheur.
Je n’ai pas de dette envers toi,
Enfin, pas vraiment…


Vivre ma vie en attendant, pour ensuite te dire « non désolée, j’ai changé… et pas que d’avis! » à ta sortie?
Te poser carrément, là, et te dire « soyons amis »? Cruel…
Te dire que je t’aime, que je t’aimerai, et que je t’attends? Ça serait gentil, mais un peu faux.
Je t’aime, il est possible que je t’aimerai, mais t’attendre, purement et simplement… Ça me paraît trop, désolée.


Alors, que faire?
Aucune solution ne me semble juste, aucune ne me plaît. Je te laisse encore du temps pour me prouver que tu peux être franc, et par là même, je me laisse un peu de temps pour  réfléchir. Et décider sur un coup de tête, quitte à changer brutalement d’avis au moment d’envoyer ma lettre.
Mais pour l’instant, je t’aime, et je ne t’autorise pas à en douter!


les rêveurs souffrent

le 31/10/2009 à 15h10


Les rêveurs souffrent.

Soit à cause du décalage entre leurs rêves et leur réalité, ce qui paraît logique. S'imaginer une vie toute rose ou le bonheur, quand on reprend pied parmis les problèmes du quotidien, ça fait mal, tout simplement parce qu'on quitte le bonheur pour s'immerger à nouveau dans les ennuis. Tout le monde peut comprendre ça.


Mais les rêveurs peuvent aussi souffrir alors que leurs rêves sont très réalistes. Imaginer la vie telle qu'elle est, avec les soucis, les difficultés, et pas uniquement les bons côtés. Mais même ainsi, vivre, c'est dur. Ca fait mal. Simplement passer de l'imaginaire au réel, ça fait mal.

Vivre en vrai ce qu'on avait imaginé, c'est tout aussi dur que ne pas vivre ce qu'on imagine. Les différences, infimes, sont là, et pourtant, on est moins heureux que lorsqu'on rêvait de tout ça, simplement parce qu'on y est, et qu'on subit de plein fouet toutes les difficultés.

On souffre surtout, en fait, parce que dans la vraie vie, les sentiments se mélangent, se confondent, et que les petits bonheurs purs qu'on imaginait, même s'ils sont présents, ne se détachent pas nettement de l'ensemble. On souffre tout simplement de tout, aussi bien de se rendre compte que la vie est prévisible, finalement, que des choses, petites ou grandes, qu'on avait même pas imaginées.


Vivre, c'est dur, c'est souffrir autant qu'être heureux, et les deux en même temps.


Rêver, c'est plus simple, plus maîtrisé. Mais ça n'est pas suffisant, ça ne doit pas l'être. Il faut descendre dans la fosse de la vie, et se battre comme tout un chacun. Etre rêveur, c'est souvent une faiblesse. Mais c'est aussi tout simplement ce qu'on est, et il ne faut pas renoncer à cette souffrance, parce que c'est la preuve qu'on existe. Même si c'est dur.

 

 

métro boulot dodo... et quoi?

le 27/10/2009 à 13h58


Réveil rapide et efficace

Petit déjeuner avalé, 

J'ouvre la porte d'entrée... 

et la journée démarre.

 

De tram en métro,

Mes sacs aux épaules,

C'est déjà trop.

Pourtant ce n'est que le départ...

 

 

Puis c'est les cours

Etudiants aux cerveaux lourds

Face à des fées énergiques :

Les enseignants aux doigts magiques.

Deux mondes si constrastés...

Pourquoi serions-nous démotivés?

 

 

Profitez de vos pauses :

Pas le temps de se ressourcer

A peine celui de fumer...

A chaque cours son univers

Tous si lumineux

Pour rejoindre le commun des mortels,

Ouvre tes yeux éblouis... et tatonne.

 

Une école formatrice et exigente

Passionnante.

Mais la barre, jamais atteinte, monte sans cesse.

Et à l'envie s'ajoute de plus en plus de stress.

 

A peine le temps de manger,

A peine celui de penser

A autre chose que s'améliorer.

 

Et puis...

De metro en tram,

Se créer un espace dans la rame

Faire taire ses muscles fatigués

Et laisser son cerveau vagabonder

De cours en courses,

De devoirs en responsabilités,

De SMS en amitiés,

De conflits à venir en conflits réglés,

Jusqu'à l'absence qui ronge.


 Retour à l'appartement

Où l'on se croise plus qu'on ne se parle 

Où l'on dort quand on a le temps

Où je ne pense plus, je me souviens.

 

Je ne sais plus parler de moi, je ne sais plus écrire,

Je ne sais toujours pas travailler jusqu'à l'oubli

Je ne sais plus que ressasser.

Et, parfois, déborder.

 

J'aime mon école, les cours et les gens que j'y retrouve,

Mais le combat entre envie et difficulté y est permanent.

J'aime mon appart', mais pas les malentendus qui y couvent. 

J'aime mon village, repère rassurant mais distant.

 

Et je l'aime, lui, mais il est absent.


Confession

le 12/08/2009 à 16h17


 

Elle cherchait sa place, elle pense l'avoir trouvée dans tes bras.

Elle ne savait plus comment sourire, aujourd'hui ses amis te remercient de son air heureux.

 

 

Même si elle s'habitue à ta présence dans sa vie, elle a encore du mal à y croire.

Elle qui a si souvent rêvé a peur que tu t'en ailles, peur que tout ne s'évapore encore une fois.

Alors elle ne te le dit pas toujours d'elle-même quand tu lui manques, parfois elle n'ose pas, elle a peur d'en faire trop et de te voir partir.


 

Cette fille, on lui a donné un prénom compliqué et, compliquée, elle l'est. On l'a surnommé de beaucoup de manières plus ou moins drôles ou ridicules : Gomette, Guismaw, Miguette et d'autres.

Mais toutes mes identités sont d'accord sur au moins un point :

 

Je t'aime.


 

Et, que je le dise ou non, tu me manques dès que tu disparais au coin d'une rue...

 

les plus beaux textes

le 04/08/2009 à 23h21



On dit souvent qu'écrire le bonheur est bien plus dur que d'écrire la souffrance.

Je pense aussi qu'il vaut mieux se forcer à se taire que de se livrer avec les mauvais mots.


C'est sûrement pour ça que je suis peu prolixe en ce moment...

Et c'est surtout pour ça que je suis très admirative des derniers posts de certains de mes amis, beaux dans la forme et dans les idées.


Quand je ne sais pas comment raconter sans tomber dans un cliché quelconque, vous avez de belles choses à dire qui sortent des sentiers battus.


Oui, vraiment, je suis... admirative.